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L’accouplement

L’accouplement est un acte indispensable à la reproduction, pendant lequel la tortue mâle féconde les œufs de la tortue femelle avant la ponte.

Comment se déroule l’accouplement chez les tortues marines ? L’acte sexuel se déroule dans l’eau, généralement à proximité des plages de pontes. Souvent, plusieurs mâles convoitent une seule femelle. Dans les eaux calmes des lagons ou dans les eaux plus profondes, les mâles paradent autour de la femelle. Une fois que la femelle a choisi son géniteur, le mâle s’accroche à la dossière de la femelle.

Afin de parvenir à féconder la femelle, le mâle est équipé. Le mâle adulte se reconnait facilement par la longueur de son appendice sexuel : sa queue dépasse largement la carapace, contrairement à celle de la femelle qui est dissimulée. C’est un caractère secondaire qui ne se développe qu’à maturité sexuelle, c’est-à-dire, une fois adulte. La longue queue du mâle est nécessaire pour contourner la carapace de la femelle afin d’atteindre son cloaque pendant l’accouplement. Le pénis de la tortue mâle est dissimulé à l’intérieur de sa queue. Chez la tortue mâle, les griffes sur les nageoires avant sont beaucoup plus développées, elles sont nécessaires pour pouvoir s’accrocher sur le dos de la femelle lors de l’accouplement. Finalement, le mâle dispose d’un plastron concave qui lui permet d’épouser la carapace de la femelle.

Dès lors que le mâle est bien accroché sur le dos de sa belle, il introduit son pénis dans le cloaque de la femelle. Il commence alors une longue danse aquatique pouvant durer jusqu’à plusieurs heures. Le couple est souvent harcelé par un ou plusieurs autres mâles qui veulent tenter de prendre la place de l’heureux élu en les bousculant ou en mordant les nageoires de leur concurrent.

Durant l’accouplement, c’est la femelle qui mène la danse et régule les temps d’apnées. Cet acte est assez éprouvant pour la femelle car en plus de durer des heures, elles peinent à remonter à la surface pour respirer.

Un seul accouplement suffit pour féconder les œufs de l’ensemble des pontes que la femelle produit pendant une saison de reproduction. Cependant, souvent plusieurs accouplements avec différents mâles en lieu durant la saison. Le mélange de sperme des différents mâles est stocké chez la femelle dans une poche appelée spermathèque. La spermathèque permet à la femelle de féconder l’ensemble de ses œufs sans avoir recours à un accouplement avant chaque ponte. Ce système favorise également la diversité génétique : les tortillons issus d’un nid peuvent avoir des pères différents.

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La respiration

Les tortues marines descendent des tortues terrestres. Il y a plusieurs millions d’années, les ancêtres des tortues marines vivaient sur la terre ferme en même temps que les dinosaures. Plus tard, elles ont colonisé le milieu marin, sans doute pour échapper aux prédateurs terrestres, mais aussi pour la recherche de nouvelles ressources alimentaires. Elles ont cependant gardé certains caractères de leurs ancêtres terrestres, notamment le besoin de respirer de l’air.

Bien qu’elle passe la majorité de sa vie sous l’eau, la tortue marine a un système respiratoire pulmonaire : comme l’ensemble des reptiles, elle possède des poumons. Elle doit donc remonter à la surface pour respirer de l’air. Ainsi, son corps est parfaitement adapté à l’apnée. Sous l’eau, entre deux respirations, elle peut se nourrir et avaler de l’eau de mer sans se noyer. Quand elle est en activité elle peut rester plusieurs minutes sans respirer avant de remonter à la surface pour remplir ses poumons d’air. Elle est capable de stocker beaucoup plus d’oxygène que les humains dans son sang et ses tissus, ce qui augmente ses capacités de rester sous l’eau.

Durant les phases de repos, la tortue marine peut rester plusieurs heures en apnée. Si cétacés alternent leur cerveau pour assurer la respiration pendant qu’ils dorment, la tortue marine s’est adaptée autrement pour pouvoir dormir sous l’eau. Pendant le repos, elle réduit considérablement son rythme cardiaque, et diminue de cette manière sa consommation en énergie et donc en oxygène.

Il n’est pas rare de pouvoir observer une tortue marine se faire bercer par les vagues entre deux eaux, les yeux fermés. Il est alors important de ne pas la déranger : le réveil soudain puise dans réserves d’oxygène vital et la force à remonter à la surface pour respirer.

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L’émergence

Après la ponte, la durée d’incubation des œufs de tortue varie entre 50 à 90 jours en fonction de la température du sable. A l’intérieur de chaque œuf, le jaune d’œuf est progressivement consommé par l’embryon qui grandit jusqu’à occuper la totalité de l’espace disponible. Une fois prêt à éclore, le tortillon déchire la coquille d’œuf avec le diamant, une pointe très dure qui se trouve sur son bec. Le tortillon doit attendre l’éclosion de ses frères et sœurs pour pouvoir sortir du nid. Souvent, une semaine passe avant que tous les tortillons soient sortis de leur œufs.

L’agitation simultanée de l’ensemble des tortillons leur permet de commencer l’ascension vers la surface du sable. Ils attendent alors quelques centimètres sous la surface du sable les conditions optimales pour sortir. La baisse de la température du sable déclenche ce processus qu’on appelle l’émergence. Ce spectacle se déroule pour la plupart du temps en fin de journée, pendant la nuit ou à l’aube.

Dans la nuit, les bébés tortues sont attirés par le reflet des étoiles et la lune sur la surface de la mer, cette lueur leur permet de s’orienter dans le noir. Leur instinct les amène à rejoindre la mer au plus vite, mais les éclairages artificiels peuvent porter à confusion et désorienter les tortillons.

Dans leur course effrénée vers la mer, les tortillons ont beaucoup de prédateurs naturels, comme les crabes et les oiseaux. La course sur le sable est essentielle pour s’imprégner de leur lieu de naissance que les femelles retrouveront une fois adultes pour pondre. Les muscles sont activés et leur corps se prépare à affronter les vagues. Dès que les émergentes gagnent la mer, elles leur premier grand voyage commence. En quelques mouvements, elles savent nager et réaliser de petites apnées, prêtes pour débuter leur vie marine.

La température joue un rôle très important pour déclencher l’émergence, et bien plus : comme chez la plupart des reptiles, elle détermine le sexe. Lors du développement de l’embryon, la température déclenche l’activation des gènes responsables du développement des organes génitaux. Au-delà de 29°C, les organes femelles se développent, au-deçà de 29 °C, ce seront les organes mâles qui se développent. La proportion de mâles et de femelles dans un nid dépend de ce fait de la température d’incubation.

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La ponte

Entièrement inféodées au milieu marin mais toujours tributaires de la terre ferme pour y pondre leurs œufs – dernier vestige de leur très ancien passé terrestre –, les tortues marines viennent, depuis des millénaires, sur les plages des régions tropicales et subtropicales du globe pour y accomplir l’acte le plus important pour la survie de l’espèce. L’observation de la ponte des tortues marines est une expérience fascinante : « assister à l’apparition de ces animaux venus d’un autre âge, quittant le monde secret de la mer pour reprendre contact avec la terre ferme l’espace de quelques heures dans la nuit, laisse des impressions mémorables. » (Devaux & De Wetter, 2000).

La ponte est un moment crucial pour la tortue marine, c’est le moment où elle donne la vie à une nouvelle génération qui fera perdurer son espèce. La tortue femelle doit quitter le milieu aquatique pour pondre ses œufs. Bien que la plupart de son existence se passe dans l’océan, elle est obligée de monter sur la plage pour y pondre ses œufs au sec.

Pour éviter la déshydratation et être au calme, la tortue verte femelle attend la tombée de la nuit et la marée haute pour quitter son milieu. Agile et rapide dans l’eau, la tortue marine devient lente et vulnérable sur terre. Elle se hisse à l’aide de ses nageoires antérieures pour atteindre le haut de la plage et trouver le bon endroit pour déposer sa ponte. La femelle choisit avec soin son lieu de ponte pour optimiser le taux de reproduction. Les œufs doivent rester loin de la marée et à l’ombrage de la végétation pour éviter la chaleur. Sur la plage, la tortue est très sensible au dérangement et peut facilement revenir sur ses pas pour retrouver le milieu aquatique et aller pondre ailleurs.

Si toutes les conditions sont réunies, la femelle commence à creuser avec ses nageoires antérieures un grand trou de la taille de son corps dans lequel elle restera à l’abris des regards durant la ponte : c’est la cavité corporelle. A l’aide de ses nageoires postérieures, elle creuse ensuite un deuxième trou, profond et parfaitement cylindrique, qui accueillera ses œufs : c’est le puits de ponte. Une fois ce dernier terminé, la tortue commence à pondre : les œufs tombent au fil des contractions rythmiques par 1, par 2, par 3 ou par 4. Environ 120 œufs sont déposés dans le nid. Ils sont blancs, ronds et ont la coquille molle pour éviter la casse.

La femelle rebouche soigneusement le puits de ponte à l’aide de ses nageoires antérieures. Elle dissimule ensuite l’emplacement exact du puits de ponte en déplaçant beaucoup de sable avec ses quatre nageoires.

Après de longues heures de travail, la femelle retourne à la mer, épuisée. Pendant trois mois, elle reviendra toutes les deux semaines environ pour déposer de 5 à 7 pontes. A jeun durant toute la phase de reproduction, elle doit ménager ses efforts. Chaque dérangement lui fait dépenser inutilement son énergie dédiée à la production de ses œufs.


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La migration

La tortue marine, grande voyageuse, est une ambassadrice des océans. Son cycle de vie est rythmé par de grandes migrations : elle ne connait pas nos frontières !

La tortue marine entreprend sa première migration juste après sa naissance. Fraichement sortis de son nid de sable, le tortillon rejoint la mer pour débuter sa première traversée des océans. La grande aventure commence par une nage frénétique : le tortillon va nager sans arrêt pendant environ 10 jours pour s’éloigner très rapidement des côtes où les prédateurs se concentrent. Arrivé au large de l’océan, la jeune tortue se laisse dériver dans les grands courants marins. Pour survivre dans ce vaste milieu, la jeune tortue s’abrite dans des débris flottants : elle y trouve de petites algues et des petits animaux à manger. Transporté par les courants, la jeune tortue parcourt ainsi des milliers de kilomètres dans les océans. Peu est connu sur ses premières années de la vie au large où les scientifiques perdent sa trace. Ils appellent cette phase « les années fantômes ».

Lorsque la jeune tortue a assez grandi et que sa carapace protectrice s’est durcie, elle est prête à rejoindre les côtes. Elle va se trouver un endroit abrité où il y a de la nourriture en abondance, comme par exemple une mangrove, un herbier ou un récif. Cette zone devient le site d’alimentation de la tortue, elle y restera jusqu’à l’âge adulte.

Les migrations reprennent chez la tortue femelle dès sa maturité sexuelle, c’est-à-dire dès qu’elle est prête à se reproduire. Guidée par son instinct, elle quitte alors son site d’alimentation pour retourner là où elle est née et à son tour donner la vie. La tortue verte peut parcourir jusqu’à 3000 km pour retrouver la plage de sa naissance ! Arrivée sur son site de reproduction, elle va y rester pendant deux à trois mois pour pondre ses œufs. Ensuite, elle reprend la route pour retrouver son site d’alimentation.

Ces longues migrations ne sont pas de tout repos pour la tortue marine. De plus, elles ne se nourrit presque pas pendant son voyage et sur son site de reproduction. C’est pour cela que les migrations de reproduction ne sont pas entreprises tous les ans. Entre chaque grand voyage, la tortue marine va passer 3 à 5 ans sur son site d’alimentation pour reprendre ses forces et accumuler les réserves de graisse nécessaires pour préparer son prochain périple.

Mayotte est à la fois un site de reproduction et un site d’alimentation pour les tortues vertes et les tortues imbriquées. Mais, les individus qu’on observe en train de s’alimenter dans le lagon de Mayotte ne sont pas les mêmes que l’on peut observer en train de pondre sur les plages mahoraises. Il s’agit de populations différentes qui ont choisi Mayotte comme site d’alimentation ou de reproduction et qui entreprennent toutes de longues migrations dans la région du sud-ouest de l’océan Indien.

Mais vers où migrent les tortues qui pondent à Mayotte ? Les chercheurs ont trouvé la réponse en suivant leur trajet grâce à des balises satellites posées sur la carapace des tortues en ponte à Mayotte !

Les chercheurs ont trouvé la réponse en suivant leur trajet grâce à des balises satellites posées sur les tortues en ponte à Mayotte !

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La tortue marine

Qu’est-ce qu’une tortue marine ?

Aujourd’hui, il existe sept espèces de tortues marines dans le monde, dont cinq ont déjà été observées dans les eaux de Mayotte : la tortue verte, la tortue imbriquée, la tortue caouanne, la tortue Luth et la tortue olivâtre. Elles se différencient par leur taille, leur allure, leur alimentation et les habitats qu’elles fréquentent, mais elles ont également beaucoup de points en commun :

La tortue marine est l’un des éléments les plus remarquables de la faune océanique. Elle fait partie des très rares représentants du groupe des reptiles vivant en milieu marin, mais elle assure aussi une courte phase terrestre pour pondre sur les plages sableuses. Cette créature ancestrale issue du temps des dinosaures présente des caractères biologiques qui lui confèrent une image à la fois originale et mystérieuse.

Adulte, la tortue marine peut atteindre une taille impressionnante, allant jusqu’à 220 cm de longueur pour la plus imposante : la tortue Luth. Comme la plupart des reptiles, le corps de la tortue marine est intégralement recouvert d’écailles. La tortue marine est protégée par sa carapace qui renferme l’ensemble des organes vitaux : poumons, cœur, systèmes digestif et reproducteur. Contrairement à ses confrères terrestres, la tortue marine ne peut pas rétracter les nageoires et sa tête dans sa carapace.

En s’adaptant à la vie aquatique, la tortue marine a subi des transformations. Ses membres ont évolué en de puissantes nageoires, appelées palettes natatoires. Son corps s’est aplati pour faciliter les déplacements dans l’eau et sa carapace de forme hydrodynamique lui permet une nage élégante et rapide.

Lors de ses plongées, elle doit supporter d’importantes variations de pressions liées à la profondeur. Son squelette s’y est adapté en réduisant les parties osseuses et laissant la place aux cartilages qui augmentent son l’élasticité.

La tortue marine est poïkilotherme : incapable de réguler sa propre température corporelle, elle prend celle de leur milieu dans lequel elle évolue. C’est bien pour cela que la tortue marine ne fréquente pas les eaux froides polaires.

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Un centre de découverte et de soin pour les tortues marines

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Depuis des années l’association Oulanga na Nyamba travaille sur ce projet, qui au départ semblait utopique pour notre petite association, mais qui, avec beaucoup d’effort et un énorme soutien d’un grand nombre d’acteurs du territoire semble se concrétiser progressivement.

Cette année, ONN a pu lancer la maitrise d’oeuvre pour la réalisation du centre, grâce au soutien financier du Parc naturel marin de Mayotte et du Ministère des outre-mer. Le futur centre sera construit sur une parcelle mise à disposition par la Marie de Dzaoudzi Labattoir dans le cadre de l’un de ses projets d’aménagement.

Le centre pourra acceuillir annuellement plus de 7000 visiteurs et soigner une vingtaine de tortues en détresse. Un beau projet pour valoriser la tortue marine, emblème de notre île, et faire briller Mayotte à l’échelle régionale.

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Moya : 28 cadavres de tortues !

Une recrudescence alarmante du braconnage de tortues marines sur les principales plages de pontes depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19 est constatée par l’association Oulanga na Nyamba et les autres acteurs concernés. 28 cadavres de tortues sont comptés sur les seules plages de Moya depuis le début du confinement. L’association alerte les autorités et porte plainte pour destruction d’espèces protégées.

Une crise environnementale en cours

A Mayotte, les plages sont vides depuis le début du confinement, et cette absence de fréquentation laisse libre cours aux braconniers.

La situation devient critique : 28 tortues ont été braconnées depuis le 17 mars sur la seule plage de Moya. Tous les jours, de nouveaux cadavres sont signalés sur cette plage, qui n’est pas la seule à être affectée : des signalements de tortues massacrées sont faits tout autour de l’île.

Moya est après Saziley la plus importante plage de ponte de Mayotte, et une des plus importantes de la région. Elle procure à Mayotte un rôle essentiel en terme de conservation des populations de tortues dans la région. Le massacre des tortues sur nos plages est une perte d’ordre régional, notre responsabilité est engagée.

Le 21 avril, l’association Oulanga na Nyamba a de ce fait adressé une plainte pour destruction d’espèces protégées à la Substitut de Procureur responsable de l’environnement et alerté la Préfecture de la situation dramatique.

Des impacts négatifs irrémédiables

Moya est l’un des joyaux de Mayotte : en journée, résidents et touristes profitaient de cette plage magnifique pour la baignade, la nuit les femelles de tortues y viennent déposer leurs oeufs, sous les yeux des visiteurs émerveillés.

Mais, à l’heure où Mayotte souhaite se tourner vers l’économie bleue, les richesses de notre île sont détruites sous nos yeux.

A la fin du confinement, Moya ne sera plus comme avant. Sur cette plage, anciennement paisible s’entassent des cadavres de tortues. L’odeur de putréfaction est omniprésente. Il ne sera pas possible de poser sa serviette de plage sans avoir comme voisin un cadavre d’une espèce protégée, ce qui pose notamment des questions en terme de salubrité publique.

La problématique du braconnage de tortues à Mayotte ne date pas d’aujourd’hui. Des centaines de tortues sont braconnées tous les ans, mettant en danger la pérennité de la présence de tortues marines à Mayotte. L’amplification du phénomène durant ce temps de crise accentue une situation qui était déjà critique auparavant. L’absence de surveillance sera à l’origine de la création de nouveaux réseaux d’exploitation illégale de la viande de tortue, qui risquent de perdurer après la crise.

Quand aura-t-on dépassé le point de non retour ?

Il faut agir maintenant ! 

Si cette situation perdure sans action de l’ensemble des acteurs concernés, l’avenir des tortues marines, mais aussi la fierté des mahorais pour cette espèce emblématique, et l’attrait touristique qu’elles engendrent, seront mis en jeux.

L’association Oulanga na Nyamba lance un appel à la mobilisation face à cette situation dramatique et urgente : unissons nos compétences et moyens pour trouver une solution adaptée au contexte difficile !

Nous sommes tous concernés : Les acteurs du tourisme et de l’économie bleue qui dépendent des richesses marines, les communes qui ont la responsabilité la salubrité publique et de la sécurité des plages, les associations dans leurs objectifs d’intérêt général, les élus qui souhaitent faire rayonner Mayotte au-delà des frontières, les acteurs publiques et l’Etat qui visent à garantir un cadre de vie agréable et finalement, nos concitoyens qui souhaitent continuer à profiter des plages mahoraises….

Ne laissons pas une poignée de malveillants détruire le patrimoine naturel dont la population mahoraise est si fière !

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Oulanga Na Nyamba lance la sensibilisation en ligne

La pandémie de Covid19 ne freine pas les efforts de sensibilisation de l’association Oulanga na Nyamba ! L’association rend ses connaissances sur les belles tortues marines accessibles à tous en les partageant en ligne durant la période de confinement.

Tout savoir sur les tortues marines
Oulanga na Nyamba, engagée déjà depuis plus de 20 ans pour la préservation des tortues à Mayotte, a décidé de ne pas baisser les bras en cette période compliquée. Cette semaine l’association lance son « Tuto Tortues » pour maintenir ses actions de sensibilisation auprès de la population de Mayotte avec les moyens existants. Le « Tuto Tortues » est une série de 25 vidéos de sensibilisation que l’association Oulanga Na Nyamba met à disposition à tous. L’objectif majeur de cette initiative est le partage de connaissances avec l’ensemble de la population de Mayotte pour sensibiliser les tout petits et les grands à l’importance de préserver notre riche lagon et ses habitants, dont les tortues. Chaque semaine, jusqu’à la fin de cette année scolaire, l’association rendra accessible de nouvelles petites vidéos sur sa chaîne YouTube. Les vidéos sont destinées à tout le monde, et tout particulièrement aux familles qui relaient aux instituteurs en ces temps de confinement.
Diffusion large et gratuite
Les « Tuto Tortues » sont mis à disposition gratuitement à tous. Ils peuvent être utilisés par le personnel de l’enseignement, les parents, les associations et toute autre structure qui souhaite aider à transmettre nos messages de sensibilisation. Il suffit de suivre le lien de la chaîne YouTube de l’association. L’équipe de l’association serait reconnaissante d’obtenir des retours sur l’utilisation des supports, notamment pour estimer le nombre de personnes touchées par ces diffusions. Evidemment, les supports en ligne ne remplaceront pas à terme les interventions de sensibilisation que l’association réalise en temps normal auprès des écoles et ses multiples partenaires. Ainsi, les animateurs de l’association seront heureux de vous rencontrer en présentiel une fois que les conditions le permettront.
S’adapter, c’est progresser
L’association espère aider un maximum de personnes à passer cette période compliquée en enrichissant notre quotidien avec des informations sur l’exceptionnel patrimoine naturel de notre île. Le temps de confinement est aussi l’occasion de remettre en question la relation actuelle entre l’Homme et la nature dont il dépend entièrement. Le « Tuto Tortues » représente pour l’association l’apport de sa petite pierre à l’édifice gigantesque que le monde devra
construire pour sortir de cette crise et prévenir les changements globaux qui nous attendent. Nous sommes convaincus qu’en nous soutenant mutuellement, nous allons nous dépasser, pour ressortirons encore plus fort de cet événement que subit le monde actuellement.

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Arrêté n°2020-SG-207 du 13 mars 2020

Suite à l’arrêté préfectoral portant sur la fermeture des accueils collectifs à Mayotte, notre association suit les consignes et est contrainte de reporter ses interventions dans les structures bénéficiaires. Nous suivons de près l’évolution de la situation à Mayotte pour prendre les bonnes dispositions par la suite.
Arrêté n°2020-SG-207 du 13 mars 2020